Accord Mercosur: l’agriculture suisse ne doit pas être sacrifiée aux intérêts économiques

22 septembre 2026

Communiqué de presse d'AgriGenève

AgriGenève appelle à davantage de cohérence dansla défense des paysannes et des paysanssuisses.

L’acceptation de l’accord de libre-échange entre l’AELE et les pays du Mercosur par le Conseil national, ce mercredi 16 septembre, soulève de sérieuses interrogations pour l’agriculture suisse. Nos exploitations font déjà face à une forte pression sur leurs revenus, à l’augmentation des charges et à plusieurs difficultés majeures — DNC, sécheresse et évolution du prix du blé en fonction de sa teneur en protéines — qui fragilisent toujours davantage les fermes.

Dans ce contexte, le vote favorable du président de l’Union suisse des paysans (USP), Markus Ritter, interpelle AgriGenève. Ce d’autant plus que le président de l’USP avait lui-même dénoncé, en juin, le sacrifice de l’agriculture suisse dans le cadre de cet accord. Il lui appartient désormais d’assumer ses responsabilités au regard de cette décision et des attentes de la base agricole. La défense de l’agriculture suisse exige aujourd’hui une ligne claire et cohérente ; elle ne peut pas être sacrifiée sur l’autel des intérêts commerciaux.

Même limités, les contingents d’importation annoncés peuvent exercer une pression supplémentaire sur des marchés déjà fragilisés. Une concurrence réellement équitable suppose que les produits importés répondent à des exigences comparables à celles imposées à nos paysannes et paysans. Il ne peut y avoir de concurrence équitable lorsque les contraintes ne sont pas les mêmes.

Avec cet accord et les contraintes qui s’accumulent, il devient toujours plus difficile de parler de libre marché pour la production agricole suisse. Il s’agit bien plus d’un marché contraint ! Nos exploitations sont soumises à des exigences croissantes, tandis que des décisions commerciales fragilisent leurs débouchés.

Une ferme ne disparaît pas par accident, mais par une succession de décisions. L’accord Mercosur pourrait fragiliser certaines fermes partout en Suisse. Chaque décision qui affaiblit notre production alimentaire indigène compromet notre sécurité alimentaire.

AgriGenève attend désormais des actes concrets. Il en va de la capacité de nos exploitations à continuer à produire et à vivre de leur métier — et de l’avenir de notre agriculture.


Interlocutrices

Patricia Bidaux, présidente d'AgriGenève, 079 734 49 08

Héloïse Candolfi, directrice d'AgriGenève, 078 620 62 49

www.agrigeneve.ch

Le communiqué en PDF

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